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amiante-et-mensonge-notre-perpetuite.com

Une promesse

Mon livre, "Amiante et mensonge : notre perpétuité - Journal de Paul et Virginie", est la concrétisation d'une promesse faite à mon Père, Paul. Un homme fraternel, travailleur, libertaire et libre penseur, juste.

Paul était et demeure mon meilleur ami. Il avait pris des notes tout au long de sa maladie. il prenait des notes sur tout : sur son travail, sur ses voyages, sur les ouvrages qu'il lisait, sur le triste état de ce monde... Il pensait se sortir de cette terrible maladie, puisque le mésothéliome ou "cancer de l'amiante" dont il était atteint était très localisé, sur sa plèvre pariétale. 

Paul a reçu un traitement, protocole mondial pour le mésothéliome, sur lequel les médecins auxquels nous avons eu affaire nous ont menti. Sur la rémission, également, puis sur le second protocole.

Lorsqu’il a quitté ce monde, j’ai décidé de publier ses écrits, en parallèle aux miens.

"Aide à faire cesser cet état de non-droit", m'avait demandé Paul.

Ce jour-là, le 14 septembre 2015, Le Parisien édite un article sur "La lourde facture de l'usine-poison".

 

Le CMMP pollueur grâce à sa stratégie machiavélique multipliant les procédures judiciaires, déboursera (il n'a toujours pas payé) en tout et pour tout : 480 000 euros sur une facture de dépollution de 17 millions d'euros. C'est donc le contribuable qui paye cette dépollution. Pour les victimes, c'est donc une double peine : après avoir subi la pollution, elles payent la dépollution. Cela n'a apparemment pas choqué les juges.

Ce 14 septembre 2015, dans l'Aisne, où le CMMP s'est délocalisé en 1991, le jugement concernant les ex-Hazemeyer est rendu... après 4 reports. Lé décision du tribunal ne leur sera pas favorable. Un appel sera initié.

Les anciens emloyés d'Hazemeyer, Unelec et Nexans ont, bien sûr, été exposés à l'amiante. Regroupés en association, ils continuent à se battre pour obtenir réparation. L'association compte plus de 700 membres.

J'ai écrit ce livre afin qu’une victime directe de ce poison puisse témoigner en détail du calvaire subi, pour mettre les responsables face aux conséquences funestes de leurs actes : industriels, médecins parfois encore complices, pouvoirs publics qui ont longtemps caché la réelle activité de l'entreprise qui l'a contaminé dès son enfance, le Comptoir des Minéraux et Matières Premières (CMMP) et qui, ailleurs, ont laissé d'autres usines mortifères, Eternit, Everite, Saint-Gobain, DCN, Ferodo-Valeo et consorts, causer les mêmes catastrophes sanitaires, environnementales, affectives.

À l'heure où des milliers de victimes de l'amiante attendent que les empoisonneurs soient un jour traduits en justice, sans prétexte fallacieux tels que "on ne peut pas précisément dater la contamination d'une victime", une victime, justement, et malgré son départ de ce monde, a enfin la parole. Elle confronte le fiasco judiciaire,  la faillite absolue qui fait suite à ce mensonge d'état.

Dont les derniers exemples en date sont ces intolérables dénis des responsabilités (de septembre 2018 à juillet 2019) :

Peut-être plus grave encore, plus tragique, c'est certain, l'amiante continue à tuer. 

En moyenne 300 000 personnes par an dans le monde.

Dix morts par jour en France.

Des familles sont contaminées de génération en génération, riveraines des mortifères usines du passé et du présent ; les ouvrier.e.s ont rapporté à la maison cette poussière du diable qui a contaminé leurs parents, leurs enfants...

 

C'est une contagion sans fin, envers laquelle les pouvoirs publics font la sourde oreille, cautionnant ainsi une éternelle mise en danger de la vie d'autrui...

Dernier épisode en date, la catastrophe industrielle de l'usine Lubrizol, à Rouen, le 26 septembre 2019 : plus de cinq mille tonnes de produits chimiques ont brûlé. Le redoutable effet cocktail est à venir. Et la toiture de 8000 mètres carrés de fibrociment (amiante-ciment) dont le préfet, la DREAL et l'ARS minimisent les retombées sur la population. La pollution à l'amiante serait restée sur le site. De qui se moque-t-on ?! 

Les catastrophes industrielles se multiplient et rien ne change, alors que des débris de la toiture ont été retrouvés à plus de quatre kilomètres du lieu du site...

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